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La résidence FERAUD possède le charme d’un logement vétuste. On y observe de la moisissure au plafond due à l’humidité, de la poussière stagnante éclairée par la lumière qui pénètre les stores cassés et l’odeur du tabac froid imprègne encore le papier peint…
Malgré l’atmosphère chaleureuse, une tension palpable plane dans la maison.
Une matinée ordinaire commence dans la résidence FERAUD avec un petit déjeuner traditionnel : un cendrier plein, un bol de céréales à moitié vide et une canette tiède… La promesse d’une bonne journée.
Le réveil des parents interrompt le repas des enfants après leur nuit blanche impromptue et leur brouhaha constant. L’ouverture des rideaux souligne l’amas de détritus laissé la veille sur le sol du salon.
Après un temps d’adaptation, le couple brise le silence afin d’aborder le bazar dans la pièce et la nécessité, pour leur enfant Sacha, de trouver une alternative à ce mode de vie… En tout cas, sous leur toit.
L’élaboration des multiples problématiques dues à la cohabitation amène l’ultimatum concernant l’indépendance de leur progéniture et l’avènement d’une vie d’adulte en dehors du logement familial.
Le couple FERAUD récupère les clefs de la résidence et expulse leur enfant hors du logement en direction d’une agence immobilière susceptible de l’assister dans ses démarches d’indépendance.
Artiste bohème de type : être humain adulescent, Sacha imagine une vie à base d’amour et d’eau fraiche, sans perspectives d’avenir ou compréhension du monde.
Responsable d’une imprimerie, Élise s’adonne, en parallèle, à l’écriture de livre érotique et espère percer dans le genre par ses nouvelles autobiographiques.
Ex-comptable d’une entreprise de construction, Maurice souhaite profiter d’une maigre retraite afin de poursuivre une passion pour la sculpture et les santons.
La famille FERAUD décide de mettre dehors leur enfant de 32 ans. Après plusieurs années d’attente, le couple s’impatiente, l’indépendance de leur progéniture les inquiète… Sans parler des chaussettes et des assiettes sales.
La discussion concernant l’indépendance de leur enfant demeure un problème central du couple FERAUD depuis ses trois ans… Sacha ne découvre pas cette perspective pour la première fois, mais, en général, leur revendication s’essouffle après dix minutes.
Le couple aborde le discours de l’indépendance par le prisme de l’avenir, de la sécurité de leur progéniture ou de leur volonté de retrouver une intimité dans leur foyer… Aujourd’hui, la discussion tourne, de manière soudaine, autour des finances.
La sentence tombe, le couple annonce l’ultimatum : aujourd’hui, Sacha quitte le foyer pour commencer une vie d’adulte ailleurs ! La famille ne tolèrera plus la nonchalance de leur enfant après 32 ans à subsister au détriment de leurs passions.
Une fois amorcée, la discussion n’engage aucune réaction. Élise n’attend aucune résistance et Maurice espère même la complaisance de leur progéniture… Seul ce cas précis diffusera l’événement et rendra le couple FERAUD plus disposé à assister les enfants dans leur recherche de logement grâce à leurs contacts et garanties.
L’équipe bénéficie de l’assistance du couple dans la recherche d’un logement… Maurice FERAUD fournit un dossier, orné d’autocollants mignons, et Élise contacte Laïla FAURE, une fidèle lectrice de ses romans, afin de la prévenir de l’arrivée des enfants à l’agence immobilière SANCTUARY 21.
Sur la table du salon, l’amas de romans érotiques de madame FERAUD attire l’œil par leurs couvertures sans tabous. Malgré la discussion animée, la mère déplace les livres et en nettoie les détritus de la soirée. L’inintérêt de leur enfant pour les œuvres d’Élise demeure un traumatisme pour le ménage. L’autrice n’attend que des louanges sincères pour se publier.
Élise FERAUD conseille le café littéraire NICHONS, qui héberge des associations d’aide aux logements. De plus, elle leur offre une de ses fictions autobiographiques : une lettre d’Élise, afin d’améliorer leurs interactions avec les membres du club de lecture.
Dans la maison se trouve l’autel à santons, la fierté de Maurice FERAUD, mais, aujourd’hui, le père n’attire pas l’attention sur sa collection, au contraire, il l’ignore. La disposition de l’installation a évolué et n’arbore plus la femme à l’ail, mais une dame avec un saladier de mayonnaise… Maurice panique quand on aborde la question.
Maurice FERAUD offre le contact de Stéphane MARTINEZ, un cadre de CORPOFFAGE, contre leur silence… Ainsi qu’un prospectus de parc aquatique à lui donner, avec un post-it : Souvenir, février 1987.